La Société d’exploitation des ports de pêche de Cornouaille, ou plus simplement, la Société des pêches de Cornouaille, assure la gestion des sept ports de pêche du Finistère Sud, à la suite de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Finistère, dont la délégation de service public (DSP) prend fin le 31 décembre 2025. Cette évolution répond à la nécessité d’adapter la gouvernance des ports de pêche à un contexte économique et halieutique en mutation profonde, marqué par une baisse importante des volumes débarqués. La nouvelle Société, créée le 15 septembre dernier, permettra d’agir en proximité avec les acteurs portuaires et avec les collectivités territoriales qui la financent, pour permettre à la Cornouaille de conserver sa prééminence dans le paysage halieutique français, tout en préparant l’avenir.
La Société des pêches de Cornouaille reprend au 1er janvier 2026 les missions de la CCI Finistère :
La mise en marché des produits de la pêche dans les halles à marée ;
L’exploitation des outillages portuaires tels que grues, élévateurs etc.
Le développement économique des ports (et notamment la délivrance d’Autorisation d’occupation temporaire (AOT) économiques sur le domaine public maritime délégué ) ;
La contribution au tourisme et à la préservation du patrimoine.
La Société contribuera également activement au dialogue avec les acteurs du territoire : pêcheurs, mareyeurs, collectivités…
Les priorités de la Société des pêches de Cornouaille seront triples :
Travailler la qualité des activités d’exploitation de la pêche et renforcer l’attractivité des Halles à Marée, par exemple en optimisant le nombre de ventes hebdomadaires ou en renforçant l’action de la cellule commerciale…
Développer la diversification des activités maritimes et les actions de transition climatique, par exemple en dynamisant la gestion du foncier portuaire, en renforçant l’accompagnement des porteurs de projet ou en poursuivant, aux côtés du Syndicat des ports, le développement des énergies renouvelables ;
Développer l’écoute et les partenariats, en restant en permanence en contact rapproché avec les professionnels et les élus, en adaptant l’offre de services aux besoins ou en renforçant les échanges avec le niveau départemental, régional, national et international.
Cette nouvelle gouvernance vise à consolider un écosystème maritime majeur, pour conforter son importance, sa durabilité et ses capacités d’innovation, au service de l’économie de la Cornouaille et plus largement, du Finistère et de la Région Bretagne.
(source des données ci-dessous : CCI Finistère )
Niché au fond de la baie, le port de Douarnenez est depuis toujours le port emblématique de la sardine et du poisson bleu (chinchards, anchois, maquereaux). Grâce aux nombreuses infrastructures du port et à sa halle à marée modernisée, le port du Rosmeur accueille des navires du quartier maritime de Douarnenez, de Concarneau ou encore du port de Saint Guénolé pour débarquer la sardine notamment. C’est un port en eau profonde qui s’ouvre aussi aux navires irlandais lors de la saison du thon germon, ou encore aux bateaux espagnols qui débarquent leurs captures en base avancée sur les quais du Rosmeur. En 2024, la halle à marée de Douarnenez a enregistré plus de 12 000 tonnes de sardines. Ces débarquements importants alimentent le mareyage, et les conserveurs locaux pourvoyeurs de plus de 800 emplois directs.
Horaires des ventes : du lundi au vendredi, le matin à 6h00.
Le port de Douarnenez

Sur la côte ouest de la Cornouaille, le port d’Audierne est réputé pour sa petite pêche côtière. Il est surtout connu pour ses marins qui pêchent dans le Raz de Sein. La halle à marée d’Audierne, située à Plouhinec, est un atout majeur pour les pêcheurs locaux, leur permettant de vendre rapidement leurs prises dans un environnement moderne et compétitif, avec des ventes les après-midis du lundi au vendredi. 100 % des achats se font à distance, ce qui révèle la confiance des acheteurs dans la qualité des produits. Audierne affiche 12,3 M€ de transactions en 2024, et un prix moyen de 10,27 €/kg, le deuxième le plus élevé des 33 halles à marée françaises. 51 canots et fileyeurs ont débarqué 1200 tonnes de produits de la pêche en 2024 dont 205 tonnes de poulpe et 113 tonnes de lieu jaune.
Horaires des ventes : du lundi au jeudi à 15h30 ; le vendredi à 16h00.
Port d'Audierne

Niché au sud de la baie d’Audierne, le port de Saint Guénolé-Penmarc’h a un positionnement stratégique notamment pour les “bolincheurs” qui pêchent la sardine à la pointe bretonne. Environ 5 000 tonnes de cette espèce ont été enregistrées par la halle à marée en 2024. Bien que réputé pour son accès délicat le port accueille une petite dizaine de navires côtiers qui présentent leur pêche à la vente de 15h30 du lundi au vendredi.
Horaires des ventes : du lundi au jeudi, à 15h30.
Le port de St Guénolé

Port dont l’activité pêche a démarré il y a plus d’un siècle, le port du Guilvinec-Léchiagat est aujourd’hui un port majeur pour ses productions côtières et hauturières, qui totalisent près de 10 000 tonnes par an. Parmi les espèces pêchées, il y a évidemment la langoustine, la fameuse « demoiselle », dont la débarque attire de nombreux touristes ; mais aussi la baudroie (également appelée lotte), le merlu, la raie et le thon germon. C’est le premier port producteur de baudroie en France. Côté infrastructures, il dispose d’une halle à marée avec deux ventes journalières (pêche hauturière le matin, pêche côtière l’après-midi) avec 7 mareyeurs sur site. Un élévateur à bateaux de 350 tonnes permet de manutentionner les navires de pêche pour réaliser les opérations de carénage et de maintenance générale. Les services nécessaires au bon fonctionnement de l’activité portuaire se trouvent sur place ou à proximité
Horaires des ventes :
- Du lundi au vendredi le matin à 5h30 pour la pêche hauturière ;
- Du lundi au vendredi à 15h30 pour la pêche côtière.
Le port du Guilvinec

Après avoir accueilli plusieurs dizaines de “malamoks” (ancêtres des chalutiers), les derniers ayant été utilisés jusqu’au début des années 2000, le port de Lesconil est aujourd’hui tourné vers la plaisance et la pêche côtière, il séduit par son authenticité et son positionnement au coeur de la ville. Après l’arrêt des ventes dans sa halle à marée en 2008, le port s’est restructuré et désormais les activités de pêche et de plaisance cohabitent dans le bassin portuaire. La halle à marée accueille désormais une activité de transformation d’algues et de fumaison de poisson. Les débarquements de produits de la pêche nécessitent la mise à disposition d’équipements adaptés (locaux, chambre froide, grue) et de fluides (eau et énergie). Les produits sont transportés vers d’autres ports, Le Guilvinec, Loctudy, Concarneau, par les pêcheurs eux-mêmes, pour y être vendus.
Le port de Lesconil

Le port de pêche de Loctudy, à l’abri et facile d’accès, accueille une flottille d’une trentaine de navires qui ont présenté environ 2500 tonnes de produits de la pêche sous sa halle à marée. La baudroie constitue la première production du port et la langoustine “la demoiselle de Loctudy” y demeure l’espèce emblématique. Il dispose d’infrastructures importantes avec notamment plus de 900 mètres linéaires de quais, le mareyage y est très actif et c’est plus de 180 emplois qui dépendent directement de l’activité portuaire.
Horaires de vente : du lundi au vendredi le matin à 6h00.
Le port de Loctudy

L’histoire du port de pêche de Concarneau est intimement liée à la pêche du “poisson bleu”, avec sa flottille de dundées chassant chaque saison les bancs de thon germon et ses nombreuses pinasses sardinières. La diminution de la ressource et l’avènement de la propulsion thermique ont favorisé l’apparition d’une puissante flotte de chalutiers pratiquant la pêche fraiche au large jusqu’au début des années 2000. La diminution des activités hauturières a favorisé la croissance des activités de pêche côtière et c’est aujourd’hui 3 000 tonnes de produits qui sont mis en marché sous la halle à marée de Concarneau par 40 navires. La langoustine, le poulpe et la baudroie assurent à eux seuls près de la moitié de la valeur qui atteint 18,9 M€ sous criée en 2024.
La zone portuaire offre un environnement favorable aux entreprises. On y trouve 7 mareyeurs et de nombreux équipements : vente automatisée sur convoyeurs, système de glaçage automatique et une station d’eau de mer propre.
Horaires de vente : du lundi au samedi, le matin à 5h30.
Le port de Concarneau


